Une série d’incivilités et de cambriolages sur la ville d’Ambés.

Une série d’incivilités et de cambriolages a conduit la municipalité et la gendarmerie à solliciter la population pour signaler des faits. Un groupe de jeunes Ambésiens a été interpellé vendredi soir en flagrant délit de cambriolage sur un bâtiment communal suite au signalement donné par un riverain.

les détails :

« Augmentation de la délinquance locale », « vandalisme@mairie.fr », « 17 », les trois mentions apparaissent surlignées de rouge depuis plusieurs semaines sur le site Internet de la ville d’Ambès. « Bien souvent, des Ambésiens m’appellent, mon premier adjoint et le garde champêtre aussi pour nous signaler des faits de délinquance mais comme c’est avec deux ou trois jours de décalage après, ça complique la suite », explique Kevin Subrenat, le maire de cette commune de la pointe de la rive droite, justifiant l’appel lancé à la population dans des termes clairs : « Vous êtes témoin ou victime d’un acte de vandalisme sur Ambès ? À la demande de la gendarmerie et en étroite collaboration avec celle-ci, n’hésitez pas à contacter la mairie. »

Vendredi soir, un Ambésien a appliqué à la lettre la consigne. « Un habitant d’Ambès a téléphoné au 17 immédiatement après avoir entendu et localisé des bruits d’effraction sur un bâtiment voisin appartenant à la commune, rapporte un enquêteur de la brigade de gendarmerie d’Ambarès-et-Lagrave en charge du territoire ambésien. Ce réflexe a permis d’être plus efficace, une patrouille a pu intervenir dans un bref délai et interpeller sur le fait plusieurs individus. »

L’avenir dira si ces interpellations ramèneront le calme à Ambès. Le maire conviendrait presque que « l’augmentation de la délinquance locale », termes utilisés dans l’appel, est un peu excessif. « À Ambès, il y a très peu de passage, observe-t-il. Des actes de délinquance, voire des cambriolages, commis le plus souvent sur des bâtiments communaux ou à la supérette, relèvent -on le sait- d’un petit groupe de jeunes gens habitant sur la commune, dont des mineurs. » Et le maire dit « déplorer que la convocation en mairie pour un entretien avec une majorité de ces jeunes et de leurs parents n’a pas eu l’effet escompté sur leur comportement ».

Arrestations début décembre

La gendarmerie d’Ambarès le confirme, en rappelant avoir réalisé l’interpellation d’un ou plusieurs de ces jeunes il y a une quinzaine de jours. « Il ne faut surtout pas que les gens envisagent de se faire justice par eux-mêmes », soulignent les enquêteurs qui mesurent que « le contexte d’incivilités et de cambriolages met en émoi la population et les élus. »

Vendredi dernier, à 22 heures, les auteurs ont accumulé les délits. Effraction sur le bâtiment communal, vol d’objets à une association hébergée par la ville et actes de vandalisme. « Des actes gratuits », relève un enquêteur. Ces Ambésiens ont été placés en garde à vue et l’enquête est en cours. « Je tiens à féliciter les services de gendarmerie d’Ambarès-et-Lagrave, souligne le maire Kevin Subrenat. Ils ne s’essoufflent pas. »

La commune d’Ambès et l’association qu’elle héberge dans le bâtiment cambriolé ont déposé plainte. La répétition de ces faits de délinquance fait réfléchir la municipalité sur des moyens de protection des bâtiments communaux. Peut-être plus. « La vidéo protection est une possibilité, nous avons une réflexion en cours et déciderons de la mieux adaptée », note le maire.

Ces actes ont été commis à répétition par des jeunes gens ayant du mal à contenir leur énergie nocturne. De la première série d’interpellations début décembre et des suites données à cette affaire-là, les auteurs devraient très certainement faire l’objet d’un rappel à la loi mais comme leur convocation au tribunal n’interviendra qu’en février, la population a un sentiment d’impunité. 

 

Serge HADON

 

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