DJIHAD, LA TERRIFIANTE RESPONSABILITE DE NOTRE CLASSE POLITICO-MEDIATIQUE

« Evoquer les racines chrétiennes de la France, c’est faire une relecture historique frelatée qui a rendu peu à peu la France nauséeuse…c’est en tout cas brader l’héritage laïque de la France »…   Voici ce que déclarait en substance notre tout nouveau ministre de l’intérieur Bernard CAZENEUVE durant la campagne présidentielle en 2012.

Oser tenir ces propos, c’est vouloir nier que nos sociétés européennes, et notamment notre pays la France, ont été façonnées et ciselées par l’influence des civilisations grecques et romaines.

C’est donc ce même homme qui, aujourd’hui à la tête du Ministère de l’Intérieur chargé de la sécurité de notre territoire, nous parle d’un plan comportant un certain nombre de mesures destinées à empêcher les djihadistes français de partir vers la Syrie. C’est également le même homme qui nous informe d’une augmentation de quelques 75% de ces combattants « français » en quelques mois…

Quoi d’étonnant à cela, car faire depuis maintenant plus de 30 ans douter les français de leur identité, c’est ce qu’ont fait les élites qui se succèdent au pouvoir et dans les médias.

Ces mêmes élites viennent de fêter avec faste le 70e anniversaire du débarquement à grands renforts de superlatifs sur la liberté, l’oppression, la démocratie…

Ce sont ces mêmes individus qui, depuis plusieurs décennies et avec l’aide parfois zélée de certains partenaires de l’éducation nationale, n’ont eu de cesse que de filtrer l’histoire de notre pays en soulignant, voir souvent même en les commémorant, les « pages sombres » de notre pays au détriment de tout ce qui a fait la gloire de la France.

Comment un enfant pourrait-il être fier de son pays si vous ne lui transmettez pas « aussi » ce qui a fait sa grandeur, toute cette histoire que de nombreux pays au monde nous envient toujours ?

Quel regard un enfant peut-il porter sur ses parents, ses grands-parents, sur sa famille et ses ancêtres si au travers eux vous le culpabilisez; si vous n’évoquez avec lui que cette idéologie de la repentance systématique imposée par des groupes de pression minoritaires mais très bien introduis dans le monde politique. Cette idéologie n’est en fait qu’un poison qui mine l’individu dans la construction même de son identité.

Les conséquences de cette idéologie qui nous est imposée par ces élites irresponsables qui nous gouvernent s’avèrent désastreuses en termes d’intégration pour les populations issues de l’immigration, mais également et surtout pour leurs enfants.

Comme le disait Malika SOREL il y a quelques années déjà, la société française s’est évertuée à installer tous ces jeunes en quête d’une nouvelle identité dans une posture de victimes. Or et hormis une totale déresponsabilisation, la victimisation n’apporte rien à l’individu, ni l’impérieuse nécessité de s’assumer en respectant les règles et fondamentaux d’une société d’accueil, encore moins l’envie de grandir dans un cadre social dans lequel on ne veut de toute façon pas se reconnaître.

Des lors, doit-on s’étonner qu’un enfant rejette voire haïsse son pays, si l’image qu’on lui en a transmise ne lui inspire que honte, dégout et parfois culpabilité et repentance pour des fautes qu’il n’a pas commise et qui de surcroit criminalisent ses ancêtres ?

Les conséquences et les ravages de ce masochisme identitaire se perçoit chez beaucoup d’enfants et adolescents de « souche » comme issus de l’immigration récente. Chez les premiers, cela se manifeste bien souvent par un amour exagéré de l’Autre inversement proportionnel au dénigrement des siens et de sa culture. Chez les seconds, souvent présents dans les grands ensembles des villes, ils refusent de s’assimiler à une nation dépeinte de façon aussi sombre. Dés lors, ils comblent fréquemment leur vide identitaire en ayant recours à un des deux modèles suivants: soit, celui de la culture très libérale du « ghetto » des banlieues nord-américaines véhiculé par une partie du rap US et diffusé en France par des radios. Soit, ils optent pour une réislamisation sur une ligne sunnite intégriste wahhabite – takfiriste, c’est à dire le modèle religieux des pétromonarchies Qataro-saoudiennes.

Dans tous les cas, une part croissante de jeunes endosse des identités de rechange et embrasse des causes lointaines, comme actuellement le conflit syrien qui fait rage depuis plus de trois ans.

Il n’est pas étonnant que de nombreux jeunes adultes partent faire le Djihad en Syrie (environs 800 d’après les déclarations des autorités françaises). Manuel Valls et Bernard Cazeneuve ont beau jeu de s’inquiéter des conséquences du retour de ces djihadistes. Parmi ceux-ci certains vont revenir aguerris et déterminés à mettre en œuvre en France et en Europe, ce qu’ils estiment être une juste cause.

Comme le disaient certains récemment aux commémorations du 06 juin 1944, « aurons-nous encore le courage de nous lever une nouvelle fois pour nous battre, saurons-nous accepter de mourir pour défendre des libertés essentielles » ? Telles sont aujourd’hui les vraies questions.

Cette histoire que nous vivons aujourd’hui est bien celle d’une tragédie et le socle de cette tragédie flotte sur un marigot de dogmatisme, de sectarisme, d’incompétence, d’un aveuglement sans bornes qui allié à une lâcheté criminelle, font qu’à n’en pas douter notre pays est non seulement dans les turbulences, mais également en situation de grand danger.

Alors que toutes ces élites ne s’y trompent pas :

le jour viendra malheureusement ou les responsables seront aussi déclarés coupables. Coupables de non-assistance à Nation et Peuple en danger.

Le jour venu, il faudra bien rendre des comptes au peuple !

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